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Aux côtés de nos producteurs et agriculteurs

Arrachage des betteraves et ensilage de maïs à Milleraye.

Ravi d'avoir passé quelques heures avec Éric Bénard, propriétaire d'une ferme familiale multi-activités. Il a fait appel à une entreprise spécialisée pour l'arrachage des betteraves.

J'ai pu monter dans le Ropa Panther 2 une sacrée machine de 768cv conduite par un chauffeur expérimenté de chez Tiercelin. Une machine produite en Allemagne car il n'y a plus vraiment de machines françaises, pourtant les machines "Moreau" comme les tracteurs Renault marchaient bien me disent-ils. Cela me donne du grain à moudre pour la commission d'enquête sur l'industrie... il faut ré-industrialiser la France !

Nous avons également discuté des circuits de commercialisation et de distribution concernant les élevages bovins. Eric Benard m'expliquait qu'il existait autrefois 6 abattoirs autour de l'agglomération rouennaise. Malheureusement les circuits de grande distribution ont renforcé la concentration des achats et des abattoirs et aujourd'hui il n'y a plus qu'une entreprise au Trait.

Ces logiques compliquent le développement des circuits courts. Regrettant que son métier demande de plus en plus de travail administratif, Eric Bénard reste néanmoins optimiste et garde plaisir à parler passionnément de ses champs, ses cultures, ses élevages.

Non loin, à la ferme Soudey, une noria de tracteurs et de remorques s'activaient. Nicolas Mullie, agriculteur à Butot et ses amis déchargaient pendant des heures et jusqu'à la nuit, le maïs broyé et ensilaient pour préparer l'hiver. Un tracteur répartissait et tassait avec soin le hachis de maïs pour extraire un maximum d'air et faciliter ainsi la conservation par fermentation. Il faut être vigilant sur la finesse de hachage à la récolte : hacher fin pour faciliter le tassement du silo et laisser des brins assez longs pour la mastication des vaches.

Prévoir un bon fourrage pour bien nourrir le bétail, c'est tout un art !

Rencontre avec un passionné

 

Ancien intermittent du spectacle, professeur de chant et ténor soliste, c’est lors du premier confinement que Marc Haffner s’est pleinement consacré à son activité de brasseur. Sa structure lui permet actuellement de produire 1800 litres de bière par mois, dont des cuvées spéciales, comme les bières de Noël, en cours d’élaboration. Un mois (contre cinq jours dans l’industrie), c’est le temps de brassage nécessaire, additionné au savoir-faire du producteur, pour pouvoir déguster la Bière Brotonia. Marc a également en tête un projet de plus grande envergure, celui d’une unité autonome de production bio et vertueuse.

 

Avec les 400 plans de sa houblonnière implantée au cœur du village, il sera en mesure de doubler sa production artisanale actuelle, soit brasser près de 4000 litres par mois et ainsi créer deux emplois (contre ½ aujourd’hui). Outre la récupération des drèches (résidus d’orge après cuisson de la bière) destinées au nourrissage des bêtes, notamment des Canards de Duclair ou des chèvres de Jumièges pour servir des producteurs locaux. Il travaille aussi au développement d’une filière de consigne pour le verre. Je soutiens et encourage fortement cette entreprise de production à l’échelle humaine de bière de terroir appréciée unanimement par les habitants de la Presqu’île et au-delà, car cette bière, fierté locale est aujourd’hui distribuée par 50 revendeurs.

Quentin le Roy jeune éleveur de la presqu'île de Brotonne est du genre fonceur avec de beaux et grands projets, méthodiquement mis en œuvre.

D'une famille non agricole, il fait le choix en 2016, en complément de son activité professionnelle, de se lancer dans l'aventure de l'élevage de bovins. Cette passion et sa détermination farouche lui permettent à chaque fois de franchir les embuches et de développer son activité d'éleveur. Ce travail de qualité est d'ailleurs régulièrement récompensé dans les concours locaux, nationaux et européens avec ses vaches "blanc-bleues". Quentin a réussi à trouver des terres et a construit un beau bâtiment lui permettant de mettre ses bêtes à l'abri et de travailler dans de bonnes conditions (alimentation, distribution d'eau, nettoyage....).

Quentin fait aussi partie de ces éleveurs qui pratiquent la vente directe. Chaque année il présente ses plus belles vaches au salon de l'agriculture ! c'est un éleveur qui s'est pris de passion pour la race "blanc bleu" qui donne une viande maigre en gras et riche en oméga3. Chaque mois, Quentin organise une vente directe, ce qui donne pour ses clients de beaux colis d'environ 10KG ! Mais vous pouvez aussi croiser régulièrement Quentin sur les marchés.

Je suis ravi d'avoir pu visiter son exploitation agricole en compagnie de Bastien Coriton et Pascal Le Roy qui ne ménage pas ses efforts pour aider son fils. Je souhaite à Quentin la plus belle réussite et de belles surprises sont encore à venir lors du prochain salon de l'agriculture qui aura lieu en mars prochain.

Bravo Quentin pour ta détermination ! 

Il s'en passe des choses à Arelaune !

1er Comice agricole qui a permis de réunir une douzaine d'éleveurs (bovins, ovins, caprins...), un jury qui a décerné les prix et une vingtaine d'exposants qui ont mis en valeur le travail agricole et rural (ferme pédagogique, engins agricoles, filage de laine et jeux pour les enfants...).

Maryline Mirando Teodoro maire, Aurélien Aurélien Le Roy, l'association "Arelaune-en-fête", sa présidente Sylvie Cavelier et sa secrétaire Dominique Barabe " et tous les bénévoles n'ont pas compté leur temps pour faire de cette journée une belle réussite en Presqu’île de Brotonne.

En compagnie de Bastien Coriton , j'ai découvert l’exposition de photos de Michèle Lheureux-Fereol à la médiathèque grâce au partenariat entre le Club Photopresqu’île et la commune. Nous avons eu le plaisir de rencontrer l’artiste à d'apprécier ses photos aux couleurs incroyables. C'est une véritable invitation au voyage puisque Michelle Lheureux au travers de ses clichés, nous emmène à Fès et ses alentours. Au milieu de ces paysages, se trouve la photo d’un oiseau : une cigogne qui fait la fierté de la photographe et de son club puisque cette photo a été sélectionnée pour le Festival Spot-Nature 2021. Chaque mois un photographe du club expose ses travaux. Toutes mes félicitations pour cette belle continuité.

Les jardins familiaux que tout le monde peut voir depuis les fenêtres de la médiathèque tenaient leur assemblée générale. Après lecture des comptes et rappel des activités passées par le président Émile Benard, on a discuté peinture et clôture. Ce fut l'occasion de rencontrer les jardiniers de Lillebonne ainsi que le président départemental venus en voisins, de féliciter les jardiniers de l'année et d'organiser une petite tombola. Les lots furent tirés par la main de Karinne Jung qui a proposé d'organiser un prochain voyage au festival international des jardins à Chaumont sur Loire.

Entre deux séances en commission je me suis rendu aux invalides pour rencontrer les agriculteurs bio. Jai eu le plaisir de retrouver Jacques Bennetot, engagé de longue date dans la transition des modèles agricoles. J'ai aussi pu échanger avec Carole Debruyne-Delattre, bergère à Roncherolles-sur-le-vivier et co-présidente de Bio en Normandie qui regroupe plus de 1300 producteurs bio. Ils contestent légitimement la baisse des aides qui est en train d'être arbitrée par le gouvernement dans le cadre de la PAC (politique agricole commune).

 

Les fermes bio pourraient subir une diminution allant jusqu'à 66% de leurs aides ! Ce n'est pas acceptable, alors qu'elles sont engagées au quotidien pour une agriculture à l'écoute de la terre et de la nature pour adapter au mieux les semences et leurs récoltes. C'est une vraie transition qu'il nous faut accompagner, mais le gouvernement ne prend pas sérieusement en compte les difficultés du monde agricole, les enjeux climatiques et l'importance d'une alimentation de qualité pour toutes et tous. Je note d'ailleurs que ces arbitrages se font malheureusement pour le moment loin du parlement, dans la discrétion des cabinets ministériels...

 

A l'invitation de plusieurs agriculteurs et de Matthieu Douillet responsable syndical cantonal FDSEA, je me suis rendu avec Christophe Bouillon à dans l’exploitation de la famille Quibeuf pour écouter la déception, l’inquiétude et la colère de nos agriculteurs. Nous avons évoqué l'échec de la loi Egalim sur la juste rémunération des producteurs.

Rappelons que la loi Egalim de 2018 du 1er novembre 2018 faisait suite aux États généraux de l’alimentation et poursuivait trois objectifs :

- payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;

- renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits ;- favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous.

Nous sommes encore loin du compte. Par ailleurs, la France travaille en effet en ce moment sur son plan stratégique national, sa propre déclinaison de la future PAC, qu'elle doit présenter en juin à la commission européenne.…

Et c’est ce qui inquiète vivement les agriculteurs qui craignent de ne pas pouvoir respecter des critères compliqués à atteindre pour certains. Notamment pour ceux qui ne rentreraient pas dans les cases des éco-régimes, les pertes pourraient être lourdes. C’est pourquoi, afin de me faire le porte-voix de ces inquiétudes, avec plusieurs députés de mon groupe à l'Assemblée nationale, nous avons demandé l'inscription d'un débat à l’Assemblée nationale sur la réforme de la PAC. Celui-ci pourrait être organisé la deuxième semaine de mai lors de la semaine de contrôle de l’action gouvernementale.

Nous devons accompagner notre agriculture à être plus forte et nos agriculteurs à pouvoir vivre de leur travail. C’est pourquoi la transition vers une agro-écologie prévue par la PAC doit se faire avec les agriculteurs, en lien avec les réalités locales. La combinaison PAC et Egalim doit absolument permettre une juste rémunération du travail agricole.

Nos producteurs locaux ont du talent alors respectons-les et aidons-les…

Sur notre territoire le secteur agricole représente 3 % de l’activité économique mais bien plus en retombées réelles. Il façonne nos paysages et contribue au caractère rural d’une grande partie de notre espace. Il approvisionne les territoires alentours et bientôt, je le souhaite, nos cantines scolaires. Les exploitants présents ce matin nous ont exposé leurs difficultés et leurs attentes sur les prix de la viande ou du lait. La loi Egalim n’est pas à la hauteur du des efforts réalisés par les producteurs de lait qui ne vivent toujours pas correctement de leur travail. Le rendez-vous est déjà pris pour évaluer ensemble le chemin parcouru et les engagements pris.

Plus de trois heures d’échanges passionnants dans l’exploitation de Alexandra, Baptiste, Odile et Daniel Gressent à Sainte-Austreberthe. A l’invitation de Matthieu Douillet, agriculteur à Bouville et président cantonal de la FDSEA, j’étais avec plusieurs maires de la Communauté de commune Caux Austreberthe pour établir un dialogue constructif entre les agriculteurs du territoire et notre collectivité. Les communes ont travaillé de concert pour la valorisation des producteurs locaux et des filières courtes. Ils ont par exemple accompagné des éleveurs locaux pour la récupération des pneus usagés utilisés pour l’ensilage et mené une action de solidarité au profit des Restos du Cœur de Pavilly et Barentin avec l’opération “des paniers solidaires”.

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