80 ans du Secours Catholique
- Gérard Leseul

- 25 mai
- 2 min de lecture
À l’occasion de ses 80 ans, le Secours Catholique organise à partir de ce mois de mai et partout en France des rendez-vous festifs et fraternels ouverts à tous pour célébrer l’engagement, la convivialité et le lien social qui animent l’association depuis huit décennies.
C’est avec plaisir et grand intérêt que j’ai participé ce samedi à l’anniversaire des comités de Barentin, Duclair et Montville organisé à Barentin (salle Léo Lagrange). Ce fut l’occasion de mettre en lumière les actions menées, et de rappeler que la solidarité reste plus que jamais nécessaire
Chaque année, la délégation régionale Haute-Normandie du Secours Catholique (Eure et Seine-Maritime), qui regroupe plus de 1000 bénévoles et 10 salariés, accompagne plus de 18.000 personnes en difficulté. Fidèles à leur engagement et leurs valeurs d'entraide, les membres du Secours catholique l'assurent : "personne ne doit rester seul face à ses difficultés".
Lors de la petite séance de discours, je me suis souvenu des paroles de mon ami François Soulage, infatigable militant de l’économie sociale et solidaire et qui a été président du secours catholique de 2008 à 2014. « Oui, nous faisons de la politique. Ce que nous voulons, c'est faire entendre la voix de ceux qu'on n'écoute pas."
Ces dernières décennies, le regard sur la pauvreté s’est durci au sein de la société, avec une propension à faire porter aux ménages en difficultés la responsabilité de leur précarité. Politiquement, cette tendance s’est traduite par l’émergence croissante de discours stigmatisants sur les « assistés » et les « profiteurs », et le développement de politiques dites d’« activation » des personnes sans emploi.
Dans ce contexte, et face au constat que l’aide matérielle et financière ne suffisait pas à sortir de la pauvreté, les associations de lutte contre la précarité et l’exclusion cherchent, à impliquer davantage les premières personnes concernées dans la recherche de solutions. Avec un double enjeu : redonner à ces personnes du « pouvoir d’agir » et déconstruire les préjugés dont elles sont l’objet.
Après 80 ans d'engagement, la fraternité reste plus que jamais au cœur du mouvement. La lutte contre la pauvreté reste une urgence sociale !






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